Une escale sauvage à Porto Santo

Nous sommes partis de Cascais, à l’ouest de Lisbonne, le vendredi 13 septembre et avons donc rallié en ligne droite Porto Santo, deuxième île habitée (5000 habitants environ) de l’archipel de Madère. Une courte escale, mais qui mérite un détour et un article sur ces pages, tant elle traduit le changement d’ambiance entre les escales du continent et l’arrivée dans les îles, qui ponctueront maintenant le reste de notre parcours jusqu’aux Antilles.

Notre découverte débute en nous réveillant au mouillage devant la grande plage de sable de Porto Santo. Nous découvrons le paysage abrupt de l’île, mais avons également le plaisir de voir que la transparence et la teinte tropicale de l’eau, entrevue pendant la traversée, se confirme : nous pouvons suivre à l’oeil nu depuis le bateau les 20 m de chaîne du mouillage, mais aussi voir clairement l’ancre posée sur le fond de sable !

Comment se lever du bon pied

Après un réveil et un plongeon bien mérité, nous levons l’ancre pour la marina afin d’y accomplir les formalités d’arrivée et refaire le plein d’eau.
Après 5 jours d’une navigation au large, nous avons alors eu la bonne surprise d’un comité d’accueil d’une dizaine de voisins venus prendre nos amarres, se présenter, nous parler du coin, discuter tout simplement. Nous l’avons vite compris, l’ambiance est comme ça à Porto Santo : simple et familiale. Comme l’on vécut avant nous les copains de Citoyens au vent : nous sentons qu’ici se terminent les « vacances à la voile » et commence le vrai voyage.

Hasard ou non, nous sommes beaucoup de Français sur le ponton, quelques navigateurs venus des pays nordiques ou d’Allemagne également. Cela nous permet rapidement d’apprendre ce qu’il y a à faire sur ce petit caillou, où se ravitailler, où randonner, où boire un coup, etc. C’est une sensation agréable d’arriver dans un lieu inconnu et de s’y sentir déjà chez soi.

Après la légère mais nécessaire remise en état du bateau après une longue traversée, nous décidons donc de nous attaquer à ces quelques pics volcaniques qui bourgeonnent dans l’est de l’île. C’est la partie la plus aride et la plus escarpée.

Combat pour la subsistance

Nous avons tout de même trouvé sur la route un peu de végétation, des pins et des figuiers de barbarie dont nous avons bien profité (ils en ont quant à eux profité pour nous glisser quelques perfides épines un peu partout, c’est de bonne guerre) !

L’un des autres avantages de cette île à taille humaine (42km2) est que tout est faisable à pied. Nous pouvions donc, dans la même boucle, partir du port, faire le tour de la pointe est en passant par un petit tunnel creusé dans la falaise, escalader le « Pico do Facho », point culminant de l’île (516m) et redescendre sur le village avant de rentrer par la grande plage de sable qui borde toute la face sud de l’île. Nous nous étions donné comme objectif de profiter cette boucle pour ramasser les déchets plastiques (et autres) que nous trouverions sur le chemin et c’est donc deux grands sacs cabat que nous avons remplis dans l’après-midi, avec une multitude d’objets déposés par le vent et la négligence.

Presque en haut du Pico do Facho

Une fois ces quelques jours de découverte écoulés, il était déjà temps pour nous de mettre le cap sur l’île principale, distante d’une trentaine de milles. Une navigation de quelques heures seulement, qui nous aura tout de même permis de croiser la route d’une baleine juste après notre départ. Sous son apparence aride et désolée, la vie est riche à Porto Santo !

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