Accepter que la liberté s’arrête là où commence la planète

Un article tout à fait pertinent dans le journal Libération aujourd’hui, qui pose la question de l’acceptation des contraintes dans un mode de vie plus sobre et plus respectueux de l’environnement. Dois-t’on en venir à la « dictature écologique », ou plutôt une sorte de démocratie écolo, « l’écocratie », pour amener un vrai changement ?

Libération, mercredi 3 avril 2019
« Globale par essence, l’urgence écologique peine à trouver un écho dans un système politique gouverné par le court terme. Peut-on amener les citoyens à abandonner d’eux-mêmes un mode de vie suicidaire ? Ou faut-il les y obliger pour la survie de tous ?


«Face à l’urgence, des mesures s’imposent à tous dès le 1er septembre de cette année, notamment la limitation stricte des naissances à une par femme dans le monde entier. […] Ces mesures peuvent sembler autoritaires et brutales. Elles nous sont imposées par notre laisser-aller collectif depuis des décennies.» L’auteur de ces lignes travaille à Matignon, au plus près d’Edouard Philippe. Gilles Boyer, quand il n’écrit pas de romans, conseille le Premier ministre. Dans Un monde pour Stella (JC Lattès, 2015) , il imagine la mission d’une économiste chargée de réfléchir à une nouvelle gouvernance, nécessaire à la survie de l’espèce humaine, en 2045. Une fiction révélatrice des questions qui travaillent le réel (1).

Ecolos caricaturés

L’astrophysicien en vogue Aurélien Barrau écrivait, lui, dans une tribune publiée en août dans Diacritik : «Les initiatives locales et la volonté citoyenne ne suffisent plus. Il est aujourd’hui vital que des décisions politiques drastiques – et contraignantes donc impopulaires – soient prises».

Et revoici le spectre de la dictature verte, agité par les adversaires de l’écologie pour discréditer ses défenseurs. Attention aux écolos et, avec eux, à un monde où la contrainte dévore la liberté. Ces derniers, militants ou scientifiques, sont d’ailleurs bien souvent gênés par le sujet et parfois un peu irrités de voir l’un des leurs prêter le flanc à cette caricature qui leur coûte. Pourtant, la question de la capacité de la démocratie à répondre à la crise environnementale est constitutive de la pensée écologique, et se pose avec insistance. D’abord discutée du côté de la philosophie, elle émerge dans le débat public. «Au pied du mur, à la dernière heure, on s’interroge, juge le philosophe Michel Terestchenko, interrogé par LibérationDepuis le 11 Septembre, les sociétés ont accepté un recul démocratique. Il n’est pas déraisonnable de s’interroger sur les régressions plus importantes qui pourraient résulter de la crise écologique, dont les conséquences sont bien plus graves que la menace terroriste.» »

>>> La suite sur le site du journal : https://bit.ly/2YLgpMl

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