« La fin d’une époque »

La Norvège renonce aux dizaines de milliards de dollars de pétrole des Lofoten

Une initiative que nous ne pouvons qu’approuver. Peut-être une bonne nouvelle qui en appellera beaucoup d’autres.

La Norvège vient de prendre une décision qui marque une évolution importante dans son histoire. Elle vient de renoncer à exploiter un grand gisement de pétrole situé dans l’archipel des Îles Lofoten, situé dans l’Arctique, au Nord du cercle polaire.

Le parti des Travaillistes, actuellement dans l’opposition, a en effet décidé de retirer son soutien à une possible exploration de ce territoire.

« La fin d’une époque »

Jusqu’alors, il était favorable avec les conservateurs à une levée du moratoire sur l’exploitation pétrolière dans cet archipel. De ce fait, le camp opposé à cette proposition est devenu majoritaire, au grand dam du secteur et de ses syndicats. « Ce changement important opéré par le plus grand parti norvégien pourrait signaler que la nation scandinave s’approche de la fin d’une époque qui en a fait l’une des plus riches du monde », écrit Bloomberg.

Les compagnies pétrolières du pays, dont la compagnie d’Etat Equinor ASA, le plus grand producteur norvégien, avaient en effet déclaré que l’accès aux Lofoten était nécessaire pour permettre au pays de maintenir son noiveau de production. L’archipel recèlerait 1 à 3 milliards de barils, selon les estimations, un trésor dans le contexte actuel d’épuisement des gisements déjà exploités. Si toutes ces réserves avaient été exploitées judicieusement, le champ des Lofoten aurait pu rapporter 65 milliards de dollars de revenus supplémentaires à l’économie norvégienne, affirmait en 2017 The Economist, qui avait fait cette évaluation aux cours du dollar et du pétrole d’alors.

Un revirement écologique

Le choix des Travaillistes n’est pourtant pas si surprenant, alors que les Norvégiens commencent à remettre en cause les implications de l’exploitation pétrolière en matière de pollution et de réchauffement climatique.

Pendant des années, les Lofoten avaient été épargnées grâce à des compromis politiques, en raison des spécificités propres à cet archipel. Il abrite en effet le plus grand récif corallien d’eau froide du monde et la plus grande colonie d’oiseaux de mer d’Europe. Près de 70 % de toutes les espèces de poissons capturés dans les mers de Barents et de Norvège utilisent ces eaux comme une nurserie, et la présence de ces alevins fournit de la nourriture pour les phoques et les baleines.

Les environnementalistes objectaient aussi que l’exploitation pétrolière des Lofoten était incompatible avec l’engagement de la Norvège de respecter les accords climatiques de Paris, compte tenu qu’il s’agit d’une énergie fossile.

Lire la suite sur le site : https://bit.ly/2X1Gaq4

© photo John O’Nolan

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